Un FPS de cowboy et d'indiens, voilà donc ce qui manquait cruellement sur nos consoles et PC ! Mais séchez vos larmes, reprenez-vous, trouvez vite du fric, courrez chez votre vendeur le plus proche, Call of Juarez : Bound in Blood est enfin là pour mettre fin à une attente longue et pénible. Après un aperçu très prometteur, nous ne pouvons être qu'enthousiastes à l'idée de pouvoir mettre nos petites mimines sur la version finale du second opus de la série Call of Juarez. Edité par Ubisoft, ce « Bound in Blood » n'a cessé de nous faire baver par le biais de trailers alléchants et bien sentis. Mais qu'importe, pour nous, ce qui compte, c'est le résultat final et puis c'est tout. Alors laissons deux minutes les vidéos de côtés, et redevenons sérieux. Moment de vérité donc, il est temps de prendre son cheval et son gros fusil, direction le farwest ! Yaaaaah ! (cataclop, cataclop…)

Permettez...je recharge !
Il est toujours bon de resituer les choses avant de se lancer dans une analyse mal introduite. Ce Call of Juarez : Bound in Blood nous renvoie 20 ans avant le premier opus de la série. Pour ceux n'ayant pas joué au premier volet, don't panic, cela ne pose donc aucun problème. L’histoire se passe aux environs de la guerre de Sécession qui marquera un tournant dans la vie des frères McCall. Ray et Thomas se retrouvent ainsi dans les tranchées des Confédérés afin de repousser l’ennemi. Estimant avoir assez œuvré pour leur régiment, les deux hommes décident de déserter et de se rendre à leur foyer familial, hélas détruit par la guerre, pour y retrouver leur mère et leur petit frère William. N’ayant plus de maison et étant recherchés par leur colonel pour avoir déserté, Thomas, Ray et William décident de se lancer dans une longue aventure à la recherche d’un trésor mystérieux et légendaire qui les poussera à aller jusqu’au Mexique. Tout au long de l’histoire, la complicité des frères McCall les rendra parfois plus forts, parfois plus fragiles. Trahison, amour, soif de vengeance et de justice, nos héros devront faire face à diverses situations qui rythmeront leur récit passionnant. Parfois touchants, parfois bien impolis, les McCall ne sont pas la pour faire des manières. En effet, c’est à coup de « fils de *bip* » et de « put*bip* » que l’aventure prend tout son charme. Forcément, s’il faut jouer au cowboy, autant le faire jusqu’au bout. D’autres personnages viendront par la même occasion se joindre à vous, comme la charmante Marisa, le terrible et démoniaque Colonel Barnsby, votre amigo Juarez, des Apaches et bien d’autres encore. Un scénario dans lequel on rentre facilement et dont l’intrigue riche en rebondissements parvient à nous captiver sans chute d’attention.

Lequel choisirez-vous ?
On nous propose au début de chaque mission de choisir entre Ray ou Thomas, sauf pour certains chapitres où vous serez obligés de prendre un personnage qui sera imposé. Vous pouvez ainsi prendre l’un des deux pour le diriger et faire bon usage de ses capacités. Pour apporter de l’intérêt à ce choix, les développeurs ont bien sûr donnés des caractéristiques différentes aux deux hommes. Ray se veut plus fonceur, spécialiste des combats rapprochés, dispose de dynamite, peut tenir deux pistolets en même temps, alors que Thomas se voit attribuer le rôle de l’intellectuel du groupe, spécialiste du combat à distance, muni d’un lasso et d’un arc à flèche. Certain passages (ma foi très rares) seront donc différents en fonction du personnage que vous aurez sélectionné. Votre coéquipier prendra par moment un autre chemin que vous pour par exemple ouvrir une porte par derrière, emprunter des passages nécessitant l'usage du lasso (dans le cas de Thomas) etc. Cela permet donc de refaire le jeu avec un autre personnage, ce qui grandit quelque peu la durée de vie déjà très limitée. Comptez 6 heures en mode normal pour boucler le modo solo, ce qui est évidemment très peu. N’hésitez pas à commencer directement en « difficile », même si cela rend du coup le jeu bien plus compliqué avec son IA très efficace. Vos adversaires sauront se cacher, se jeter au sol pour vous tirer dessus ou encore vous balancer de la dynamite. Attention donc, on est loin du mec qui reste planté sur place à regarder derrière lui durant la fusillade. Histoire de rallonger un peu la durée de vie, des « secrets » sont cachés un peu partout dans le jeu, à vous de fouiller les environs pour les dégoter. N’ayant pas pris la peine de les chercher, cela devrait rajouter une petite heure au total. De plus, comptez 4 niveaux de difficulté différents : facile, normal, difficile et aussi très difficile, niveau de difficulté à débloquer une fois le mode solo terminé. Notons tout de même un scénario très scripté, ce qui enlève un peu de charme à l’ensemble si vous refaite plusieurs fois le même passage. Par contre, grosse déception que de ne pas trouver un mode coopération afin de faire l’aventure avec votre meilleur pote. A l’image d’un Gears of War, ce titre aurait été idéal pour ce type de partie grâce justement à ses environnements très vastes, aux deux héros qui évoluent côté-à-côté et à des niveaux propices à un mode tel que celui-ci. Cela aurait d’autant plus rallongé une durée de vie décidément bien trop courte.

Un cheval, un fusil, des falaises...on s'y croirait !
Western ? Vous avez dit Western ? Oui, c’est bien ici. En tout cas, on s’y croirait tellement le jeu affiche une très belle performance graphique. L’un des points forts du jeu, sans aucun doute. Décors et environnements aussi impressionnants que variés viendront servir le jeu d’un bout à l’autre : montagnes verdoyantes, canyons, mines, villes du Far West, villages indiens, … bref, c’est dépaysant à souhait. De plus, le level design étant relativement ouvert, la liberté d’action permet ainsi d’attaquer l’ennemi sous différents angles pour ainsi éviter de trop en prendre dans le buffet si un passage semble plus risqué qu’un autre. La profondeur de champ est elle aussi remarquable et ne vient absolument pas nuire à la fluidité du titre. Les musiques sont quant à elles un peu en retrait et auraient peut-être pu bénéficier d’un peu plus de soin, tandis que les doublages sont quant à eux très réussis. Un cowboy qui s’exprime avec méchanceté et impolitesse, c’est le pied ! De manière générale, ce Call of Juarez : Bound in Blood jouit d’un visuel qui saura charmer les plus exigeants, tandis que les fans du genre seront tout simplement aux anges. Les textures sont remarquables, les armes bien finies, les environnements naturels dépaysant et somptueux, les explosions bluffantes,…le tout pour un résultat plus qu’honorable. S’il fallait retenir quelques défauts, notons tout de même un ciel parfois « crame-rétine » et des ennemis qu’on a du mal à voir lorsqu’ils se confondent trop avec le décor. Mis à part ça, graphiquement, on peut dire que le jeu s’en sort haut la main !

Ha...ça pue pour moi là !
Si le jeu se veut fun et défoulant, c’est aussi parce que le gameplay assure derrière. Rien de révolutionnaire, mais on est heureux de pouvoir faire cracher la poudre comme des sagouins. Bien souvent, les fusillades seront intenses et les ennemis n’hésiteront pas à vous donner du fil à retordre. Pour éviter de foncer dans le tas, vous avez la possibilité de vous coller à des obstacles et de vous pencher pour tenter de dégommer l’ennemi sans être à découvert. Cela est on ne peut plus nécessaire, surtout si vous êtes du genre à bourriner dans le tas. Côté nouveauté, on trouve le mode « concentration » proposant au joueur de balayer plusieurs ennemis en un rien de temps. Si vous jouez avec Ray, vous devez rapidement marquer les ennemis visibles à l’écran en passant simplement votre viseur par dessus. Une fois le temps accordé terminé, la scène reprend là où elle s’est arrêtée et votre personnage se charge d’éliminer vos adversaires sans que vous ne fassiez quoi que ce. Par contre, avec Thomas, c’est à vous d’éliminer vos ennemis grâce à une technique de tir particulière qui consiste à jouer avec le chien de votre arme à la cowboy-style. A certains moments, vous aurez l’opportunité de monter à dos de cheval pour échapper aux ennemis ou vous déplacer d’un point à un autre. Il s’agit là d’un moyen idéal pour se déplacer lorsque vous faites une halte à un petit village, permettant ainsi de se balader et de s’occuper de missions annexes pour gagner un peu d’argent. Ces missions ne font pas partie de la quête principale mais sont à accepter uniquement près des marchands de munitions lorsque votre équipe est au repos (pas en pleine mission, donc). Ces marchands d’armes sont quant à eux bien utiles, surtout en plein combat. Faites un saut rapide chez l’armurier du coin et achetez-vous un nouveau révolver, une carabine, des munitions, etc. L’argent que vous récoltez sur les cadavres de vos ennemis ou celui obtenu grâce aux petites missions annexes vous permet donc de le dépenser dans un arsenal plus puissant au fur et à mesure que vous progressez. Bien sûr, vous aurez par moment l’opportunité de manipuler des gatling ou autres canons lors d’attaques massives pour dégommer du gros méchant. D’ailleurs, quand on parle d’attaques massives, ce n’est pas vous mentir. Vous tomberez la plupart du temps dans des embuscades chargées d’adversaires. Les munitions manqueront parfois, à vous de les ramasser sur les cadavres aux alentours. Enfin, notons aussi que les duels sont bel et bien présents lorsqu’il s’agit d’affronter un boss. Face à face avec votre adversaire, vous devrez sortir votre arme et tirer le plus vite possible dès que la cloche retentira, sans quoi ce sera vous qui repartirez les pieds devant.

Dans les tranchées
Pour compenser la durée de vie assez faible du mode solo, Call of Juarez : Bound in Blood propose un mode online relativement correcte qui grandit la durée de vie du jeu. Rien de révolutionnaire, mais quelques modes sympas comme par exemple le mode « Wanted » où le principe est de tuer un personnage pris pour cible par tous les autres joueurs (une sorte de 1 contre tous) ou, si le mode « Wanted » est en équipe, 1 membre d’une équipe doit être protégé par ses collègues pendant que l’équipe adverse tente de le descendre. Autre type de partie : le mode « Légende du Far West » où deux équipes doivent évoluer au sein d’un niveau dans lequel l’une d’elles doit faire sauter divers bâtiments tandis que l’autre équipe défend ces installations en empêchant les malfaiteurs de poser leur dynamite. Plusieurs modes sont ainsi disponibles, mais ne les ayant pas tous testés, je ne peux pas tous les lister ! Ceci dit, le mode online ne se limite pas qu'à de simples pan-pan puisqu’en fonction du nombre de victimes tuées et d’objectifs remplis, vous gagnez de l’argent que vous pourrez ensuite dépenser pour débloquer des nouveaux personnages à utiliser en réseau. Ceci est donc plus qu’intéressant puisque chaque personnage dispose d’armes et d’atouts précis. Voilà une belle manière d’enrichir le online. Sans en avoir fait le tour, on peut laisser penser que les parties en réseau risquent bel et bien d'amuser les fans du genre.
Par: Denis_T
Passionant, beau, fun, Call of Juarez : Bound in Blood s'en sort haut la main. Alors que les FPS à la sauce Western se font rares, celui-ci parvient à s'imposer au milieu des autres titres du genre. En attendant les gros calibres de cette fin d'année 2009 (Call of Duty, Halo et j'en passe), Call of Juarez : Bound in Blood a de quoi nous faire passer de bons moments, même s'il s'avère très court. Mais ne nous arrêtons pas là dessus, il serait bête de passer à côté d'un jeu pareil, surtout si on commence à en avoir marre des FPS sans originalité. Bref, sur ces bons mots, votre amigos vous souhaite bon jeu et de joyeuses fusillades !
Le temps de prendre son cheval et son fusil, puis direction le farwest ! Yaaaaah !
Du sang, des boyaux, de la rate et du cerveau ! Wolverine éclabousse, protégez les yeux !
Je l'attendais avec impatience ;]
C'est clair que ça nous changera des autres FPS :) Très bon test Denis_T cela dit ;)
Même si le Solo est scripté, j'ai franchement bien aimé ce jeu, bien plus beau et bien finis que le premier volet. Les dialogues sont terribles et fun ^^
Le multi est sympa aussi ;)